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Depuis quelques années, le personnel de l’orientation est appelé à intervenir dans une perspective d’orientation tout au long de la vie et à aider les gens à "gérer les transitions" (OCDE, 2004) qui ne cessent de se multiplier. La flexibilité du travail et de l’emploi se couplant à une explosion de la demande éducative pressent les adultes à saisir toutes les occasions pour apprendre, notamment celles qui permettent de mobiliser et d’améliorer leurs compétences de lecture et d’écriture (Bélisle, 2007). Par ailleurs, des recherches québécoises (Bélisle, 2003; 2006; Hurtubise et al., 2004) indiquent que des intervenantes et intervenants, qui ne travaillent pas en formation générale ou en alphabétisation mais qui sont actifs néanmoins en éducation non formelle, ont un point de vue ambivalent vis-à-vis de l’écrit dans leur relation avec des adultes peu scolarisés. La recherche porte sur les pratiques de l’écrit de conseillères et conseillers d’orientation œuvrant auprès d’adultes sans diplôme du secondaire. En nous appuyant notamment sur des interactions en face-à-face entre une personne conseillère et un adulte sans diplôme, interactions relatées par les conseillers à partir de documents témoins, nous tentons de saisir la représentation que ces conseillers ont des pratiques de l’écrit, ordinaires ou plus légitimes, des adultes sans diplôme et du rôle de la relation d’orientation pour favoriser la lecture et l’écriture chez ces adultes.

