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Pékin +15 : les États et gouvernements membres de l’OIF adoptent une déclaration francophone sur les violences faites aux femmes

Le 1er Mars 2010, les Ministres et Chefs de délégation francophones ont adopté à New York une Déclaration sur les violences faites aux femmes. Par leur adhésion à ce texte, Etats et gouvernements membres réaffirment leur volonté de lutter contre cette forme ultime de discrimination fondée sur le genre. De cette manière, l’OIF témoigne de sa forte implication dans la mise en œuvre de la plate-forme d’action de Pékin, 15 ans après.

Dans le cadre de la 54e session de la Commission de la condition de la femme, la Francophonie s’est de nouveau engagée à lutter contre toutes les formes de violence faite aux femmes. Dans cette perspective, Etats et gouvernements membres ont confirmé leur adhésion à la violence à l’égard des femmes telle que définie par la résolution 11/2 adoptée par le Conseil des droits de l’Homme le 17 juin 2009.

A cette fin, ils ont renouvelé leur volonté de mettre fin à son impunité, qu’elle soit réalisée dans l’espace privé ou au sein de la communauté. A ce titre, ils reconnaissent la responsabilité pénale de tous ses auteurs. D’après le texte « qu’ils soient le fait de l’Etat, de particuliers ou d’agents extérieurs à l’Etat […], (Etats et gouvernements membres) soulignons la nécessité de considérer toutes les formes de violence contre les femmes et les filles comme des infractions pénales tombant sous le coup de la loi ».

Par ailleurs, une attention particulière a été adressée aux pratiques traditionnelles préjudiciables. Ainsi, la Déclaration reconnaît qu’aucune coutume, tradition ou considération d’ordre religieux ne saurait justifier de tels actes. Dès lors, les signataires rappellent l’importance de maintenir et développer les partenariats avec les membres de la société civile. En effet, leur meilleur accès aux espaces publics facilite la promotion et la diffusion d’une éducation aux droits et à la non violence.

Dans ce contexte, ils s’engagent à prendre toutes les mesures nécessaires pour aider les victimes à se reconstruire et à se réinsérer. En effet, sans la mise à disposition de moyens adéquats, le renforcement de la capacité des femmes et leur autonomisation seront entravés. Dans cette optique, une attention particulière est faite en direction des plus vulnérables.

Du fait de l’implication régulière des hommes dans la perpétration de cette violence en temps de guerre comme de paix, il a été acquis que l’ensemble des initiatives visant à informer, sensibiliser et prévenir doivent être reçues de manière paritaire. De plus, l’accent a été mis sur la nécessaire formation du corps médical, des fonctionnaires de police, de justice, et des militaires pour une meilleure prise en charge des femmes et des filles victimes de violences.

En parallèle, l’Organisation internationale de la Francophonie est engagée à poursuivre tous les efforts nécessaires à la lutte contre la violence faite aux femmes et à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

-> Consultez la déclaration (PDF)

[Source : http://genre.francophonie.org/spip.php?article1056]

Correspondant-e: 

Astrid Laye, Organisation internationale de la Francophonie (OIF)