Soumis par Anonyme le 9 juin 2005 - 14h56
Réaction au Plan d'action sur l'écart salarial : LA COALITION POUR L'ÉQUITÉ SALARIALE CONTINUE DE VISER UNE LOI SUR L'ÉQUITÉ SALARIALE « Bravo pour le secteur public, dommage pour le secteur privé ! » C'est ainsi que se résume la réaction d'Anne-Marie Gammon, vice-présidente francophone de la Coalition pour l'équité salariale, suite au dévoilement du plan d'action sur l'écart salarial de la ministre responsable de la condition de la femme, Margaret-Ann Blaney. Dans le secteur privé, Anne-Marie Gammon demeure ferme : il faut une loi sur l'équité salariale. « Seule une loi peut éliminer la discrimination salariale envers les personnes occupant des emplois majoritairement ou traditionnellement féminins », soutient-elle. Pour le secteur public, la Coalition continue de favoriser une loi, mais trouve que l'engagement de la ministre est un pas dans la bonne direction. Selon Anne-Marie Gammon, la Coalition demeurera vigilante tant pour le secteur public que privé. « Les outils d'évaluation de postes choisis doivent réellement être non-sexistes et les employées et employés doivent être impliqués dans toutes les étapes du processus », dit-elle. Elle se dit d'ailleurs préoccupée de l'absence de formation et de participation des employées et employés dans les stratégies mises de l'avant par le gouvernement dans le secteur public que privé. Par ailleurs, un projet de loi sur l'équité salariale, introduit par Elizabeth Weir en juin 2004, est toujours à l'étude devant le Comité permanent de modification des lois. --- 30 --- La Coalition pour l'équité salariale est un regroupement de personnes et d'organismes du Nouveau-Brunswick qui, par ses démarches et ses revendications, demande au gouvernement provincial de légiférer afin d'assurer l'équité salariale dans les secteurs public et privé. L'équité salariale est un salaire égal pour un travail de valeur égale ou comparable. Derniers grands événements entourant la question de l'équité salariale : 2002 La ministre responsable de la Condition féminine, Margaret Ann Blaney, met sur pied une table ronde sur l'écart salarial. Novembre 2003 La Table ronde sur l'écart salarial de la ministre Margaret Ann Blaney dépose son rapport qui recommande cinq ans de mesures volontaires, suivi d'une évaluation et, si l'on dénote peu de progrès, l'implantation de « lois appropriées exigeant la réduction de l'écart salarial et s'appliquant autant au secteur privé que public de l'économie du Nouveau-Brunswick ». Février 2004 La Coalition pour l'équité salariale et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick font des recommandations indépendantes demandant au gouvernement d'adopter au plus tôt une loi sur l'équité salariale et de développer une bonne campagne d'éducation. 2004 La Coalition pour l'équité salariale rédige un projet de loi sur l'équité salariale. Juin 2004 Elizabeth Weir, chef du Nouveau Parti Démocratique, introduit le projet de loi proposé par la Coalition pour l'équité salariale (projet de loi 77) à l'Assemblée législative. Le projet de loi est envoyé au Comité de modification des lois. Novembre 2004 Le Comité de modification des lois a reçu des soumissions écrites et tenu des audiences publiques les 18, 19 et 26 novembre 2004. Sur 34 présentations, 30 se sont prononcées en faveur du Projet de loi 77 tel quel ou avec des modifications mineures. Juin 2005 La ministre Margaret Ann Blaney dévoile son plan d'action en réponse aux recommandations de la Table ronde sur l'écart salarial. Le Comité de modification des lois n'a pas encore remis son rapport à l'Assemblée législative. Pour plus d'information, veuillez communiquer avec : Johanne Perron, coordonnatrice Coalition pour l'équité salariale (506) 855-0002 ou (506) 388-3118. Anne-Marie Gammon, vice-présidente francophone Coalition pour l'équité salariale (506) 549-4119 ou (506) 545-6821 http://www.equite-equity.com/Correspondant-e:
La Coalition pour l'équité salariale (Nouveau-Brunswick)

